Année 1890

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Année 1890 2018-03-22T18:38:24+00:00

La vie paroissiale

Les registres de la paroisse St-Janvier témoignent pour l’année 1889, 92 naissances, 58 sépultures et 23 mariages. L’abbé Brassard, curé de la paroisse fait état de 2 000 âmes dont 1253 communiants, 747 enfants et 356 familles.

Dans le cours de l’année passée, 54 familles nouvelles sont arrivées dans la paroisse dont un nombre impressionnant de 17 sont des revenants des États-Unis. Par contre, on compte 20 familles qui ont quitté notre territoire, dont 12, pour les États-Unis.

Monsieur Joseph Arpin a été nommé marguillier de la fabrique St-Janvier en remplacement de monsieur Justinien Benoît sortant de charge.

Au mois de juillet, les paroissiens de St-Janvier de Weedon ont l’opportunité de suivre une retraite que les révérends pères Oblats, Brunet de Montréal et Fillâtre d’Ottawa, ont prêché dans leur milieu.

Monseigneur Cyprien Tanguay, Camérier secret de Sa Sainteté et auteur du dictionnaire généalogique est arrivé à Sherbrooke à la mi-juillet auprès de Sa Grandeur Mgr. Racine. Il est parti en compagnie de son parent l’abbé E.C. Tanguay du Séminaire pour aller saluer monsieur Charles Tanguay à Weedon.

Le monde des affaires

La scierie à vapeur de Lac Weedon ne fonctionne pas depuis quatre ans. Monsieur John Roche, propriétaire actuel de cette usine songe à fonder une compagnie par actions pour la redémarrer. Comme ses concitoyens, il espère pouvoir tirer parti des immenses ressources forestières du voisinage. La St-François et ses tributaires peuvent alimenter cette usine qui est si bien située.

Le 12 juin 1890 à Weedon-Centre, monsieur Raymond Fontaine perd dans un incendie violent sa maison comprenant ses provisions, son linge, ses habillements, etc. Il perd aussi une boutique de voitures, un hangar, une grange, deux écuries, son moulin à battre, deux voitures et tout le stock que contenait sa boutique. Il perd aussi son boeuf de race valant 75,00 $. Les pertes s’élèvent à 4 000 $. De nombreuses marques de sympathie lui sont adressées à la suite de ce malheur.

Dans le journal Le Pionnier, on fait allusion à la présence dans notre canton d’un arpenteur, monsieur P.E. Lavergne.

Monsieur Pierre Bouchard possède une scierie sur le Lac Maskinongé qui fournit de l’emploi à 25 à 30 hommes de la région de Lac Weedon. On y manufacture du bois de construction, du bardeau et de la planche. Sa production est acheminée sur le marché local et sur le marché des États-Unis. Ce pouvoir d’eau permet de débiter de l’épinette en grande quantité et un peu de bois franc.

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour la famille Trahan et ses créanciers. Le passif de la faillite monte à 30 078,30 $ et l’actif à 8 226,00 $. Les créances privilégiées s’élèvent à 1 238,41 $. Les créanciers ne bénéficieront que de 20 cents dans la piastre.

À la fin d’octobre 1890, monsieur J.L.W. Côté annonce sa maison de pension qu’il vient d’ouvrir à Weedon Station. On y offre : bonne table, bons lits, liqueurs et cigares de choix. Des voitures et chevaux sont à la disposition de voyageurs à des prix modérés.

La politique provinciale

Monsieur Picard s’intéresse beaucoup à la prospérité de la masse agricole. Après avoir fait une demande au gouvernement d’encourager les colons en leur permettant une coupe de bois et non aux commerçants de bois et après avoir reçu un refus de sa part, il proposa un amendement blâmant le gouvernement d’avoir favorisé ces derniers par la loi passée en 1886 puis en 1889.

Décès, maladies et accidents

À la mi-septembre, un grave accident a pu être évité de justesse à Lac Weedon alors que des hommes prévenants avaient remarqué que les eaux d’un ruisseau avaient gonflé rapidement et dangereusement près de la gare du Québec Central. Les eaux avaient lavé le terrassement ce cette voie y faisant des dommages qui ont pu être corrigés que trois jours plus tard.

Dans le village voisin à St-Adolphe de Dudswell, le coroner Woodward a dû se rendre pour enquêter sur la mort d’un enfant nouveau-né dans la maison de Télesphore Desmarais. L’inexpérience d’une sage-femme improvisée aurait causé cette mort. Le coroner n’a blâmé personne. Toutefois, il a critiqué la conduite de ceux qui négligent d’appeler un médecin compétent en pareilles circonstances.

À Nadley Falls, R.I., est décédée après une douloureuse maladie Marie-Anne Brunelle âgée de 13 ans seulement, fille de Louis Brunelle et de Philomène Lassonde demeurant à Trahan’s Mills à Weedon.

Faits divers

À la suite de l’incendie de la scierie Trahan, un membre de cette famille a vu arriver un événement heureux dans ses environs : l’épouse d’Alarie a donné naissance à une petite fille.