Année 1884 partie 1

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Année 1884 partie 1 2018-03-30T15:39:37+00:00

Il y a 125 ans, en 1884

Cet article est le premier d’une série qui dévoilera l’histoire de Weedon à partir des articles de journaux des années concernées, Le Pionnier et Le Progrès.

La vie paroissiale

Au début de l’année 1884, monsieur l’abbé W. E. A. Dufresne est nommé vicaire dans la paroisse St-Janvier de Weedon pour appuyer le révérend curé Philémon Brassard.

La paroisse compte aujourd’hui 1 910 âmes, dont 1 110 adultes et 800 enfants répartis dans 328 familles provenant de 80 paroisses différentes. C’est une augmentation annuelle de 132 habitants et de 32 nouvelles familles.

Le territoire est en effervescence. On émet l’idée que monsieur le curé de Weedon pourrait bien prochainement avoir quatre missions à desservir. C’est celle de Angus sous le vocable de St-Louis, celle du Lac Weedon, où 45 familles catholiques et 3 protestantes vivent et celle de Lingwick où de nouveaux colons de religion catholique s’installent progressivement.

Les affaires dans le Canton de Weedon

Avec l’arrivée du Québec Central à Weedon en 1875, une partie du territoire du canton prend de l’essor. Au cours du mois de janvier 1884, monsieur Massé de St-Césaire prépare le bois pour la construction d’une fonderie près de la gare dans Weedon Station. Ce bâtiment sera de 30 pieds par 60 pieds.

Au cours du même mois, messieurs Fortin, Narcisse Benoît, N. Péloquin et un autre associé construisent une fromagerie tout près du chemin de fer.

Après l’essor rapide et considérable du moulin Trahan depuis 1882, un autre moulin à scie et à farine déjà exploité par monsieur Charles Brooks, parti dans l’ouest, est sur le point d’être remis en opération.

Finalement, monsieur Fréchette a l’intention de reconstruire sa scierie mécanique au printemps prochain à deux milles environ de la gare du Québec Central. Ce moulin bâti à peine il y a 2 ans, avait été totalement consumé par incendie.

Par contre, on lit dans Le Pionnier du 14 février que monsieur Joseph Bourque, cultivateur et entrepreneur de notre paroisse est en difficulté financière et qu’une offre de dix cents dans la piastre a été refusée par les créanciers.

Le conseil des marguilliers a décidé de donner le contrat de parachèvement des travaux d’intérieur de notre église à monsieur St-Denis, entrepreneur constructeur de l’Ange Gardien.

Les besoins en services d’hôtellerie, d’auberge et de repas pour les clients voyageurs sont en constante croissance principalement concentrés dans Weedon Station. La municipalité doit prendre position face aux permis de boisson. En avril de cette année, monsieur Camille Dubuc, boulanger de Sherbrooke, loue l’hôtel de monsieur Praxède Côté situé près de la gare. Dorénavant, ce dernier prévoit affecter son temps à son magasin dans le village de Weedon appelé plus tard Vieux Village. De plus, monsieur Louis Bernier a obtenu sa licence d’auberge en vertu de la loi provinciale. Les autorités municipales privilégient d’abord les services de monsieur Bernier et son hôtel pour le permis de boisson alors que monsieur Dubuc s’en était procuré un en vertu de la loi fédérale. Un autre homme d’affaires de Lac Weedon, monsieur Joseph Beaupré, obtient le sien et monsieur P. N. Blanchette une licence de boutique ou magasin.

À Lac Weedon, monsieur François Brière négociant, réalise qu’il a fait beaucoup trop de crédit : le passif est plus fort que l’actif. Le 7 mai, après avoir assemblé ses créanciers et leur avoir offert 50 pour cent, il a fait cession de ses biens, forcé à le faire par trois créanciers dont deux de Sherbrooke.

Par contre, on souligne que la récolte de sucre d’érable a été très bonne dans les environs et que même le 25 avril, ça coulait encore.

Les affaires municipales

En janvier 1884, des élections ont eu lieu à Weedon, messieurs Justinien Benoît, Eusèbe Brodeur et François Baillargeon sont élus par acclamation.

Services médicaux

Le docteur A. Lacerte qui avait quitté Weedon pour aller à Three Rivers, Mass., revient dans notre municipalité à la grande joie des citoyens. Les gens espèrent que « notre cher docteur ne fera plus de fugue et qu’il restera définitivement au milieu de nous. »

Voici en résumé les grandes lignes de l’histoire de notre région en cette première moitié de l’année 1884. D’autres tranches de notre histoire suivront sous peu.