Année 1918

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Année 1918 2018-03-30T16:34:58+00:00

La vie paroissiale

À la fin de février, c’est avec regret que nous avons vu partir de Weedon Mlle Esther Gosselin pour le noviciat de la Présentation de Marie.

Mgr Ovide Charlebois O.M.I., évêque missionnaire chez les autochtones au Manitoba, nous a rendu visite à la fin d’avril. Il a parlé de ses œuvres auprès de cette population dans l’église de Weedon remplie de fidèles avides d’entendre ce dévoué et zélé apôtre oeuvrant depuis de nombreuses années.

L’Alleluia de Pâques a résonné gaiement sur notre paroisse. Aussi dimanche, à l’instar des choeurs, l’orgue entonnait-il ses plus gais accents? À la messe basse, le chœur des jeunes filles du couvent, rendit avec entrain de superbes cantiques. À la grande messe, M. Aimé Moreau, maître de chapelle, dirigeait le chant. Mme Bernard Tanguay, organiste, touchait l’orgue tandis que MM. Alfred, René et Philémon Beaudry jouaient de divers instruments.

Mardi dernier, une quarantaine de petits enfants ont fait leur première communion à l’église paroissiale. Les parents profitèrent en grand nombre de cette occasion pour faire leurs devoirs pascals.

À tous les parents et amis du regretté J.A. Lefebvre, curé de Weedon, le journal Le Progrès annonce que le service anniversaire de notre ancien pasteur sera chanté en notre paroisse, mardi 30 juillet, à 9 1/2 heures, immédiatement après l’arrivée du Quebec Central.

Le service anniversaire de notre ancien pasteur, M. l’abbé J.A. Lefebvre, dont la mort subite jeta cette paroisse dans le deuil et les larmes, ouvrait mardi dernier, à nos regrets et à notre reconnaissance, le vaste champ des souvenirs avec celui de la prière du cœur. Outre la majorité des paroissiens assistaient au service : M. l’abbé C.J. Roy de St-Gérard, officiant, MM. les abbés J.-D. Bernier, de Stratford, et O.N. Picard, de St-Raymond, diacre et sous-diacre, MM. Ph. Brassard, curé de Wotton, J.W. Carrier, curé de Garthby, J.D.O. Godin, curé de St-Georges, L.J. Pelletier, curé de St-Camille, L.T. Genest de Sherbrooke, Bolduc, de Montréal et Duval, de Québec.

La vie scolaire

Mlle R.A. Leblanc, institutrice à St-Raymond, était de passage chez Mme J. Beaudry pour la période de vacances
Mlle Avilda Blanchette, institutrice, passe ses vacances de Pâques dans sa famille, à Thetford Mines.
Mlle Albina Domon, institutrice à Lingwick, est en vacances de Pâques chez son père, M. Émile Domon.
Mlle Éveline Brière, élève du couvent de Weedon, est aussi dans sa famille, à St-Gérard.

Nos collégiens de Sherbrooke et Québec, nos étudiantes de Sherbrooke, Coaticook, St-Hyacinthe et Nicolet sont dans leurs foyers à l’occasion des vacances de Noël. Nous espérons qu’elles leur seront joyeuses et qu’ils retourneront à la tâche parfaitement disposée et heureuse.

Les affaires

Au mois de février, une dame de St-Gérard fait revivre le balai de cèdre de nos grands-mamans.

Cette dame qui se voyait dans l’obligation de renouveler son balai, s’informa du prix de cet article indispensable à toute ménagère; résultat, 75 cents et 1.00 $. Eh! tiens, se dit-elle, j’économiserai ce montant. Vite, elle dépêche un jeune garçon au bois et rapidement, elle possède une brassée de belles branches de cèdre, lui permettant de se fabriquer deux beaux balais. Ils vont lui durer le reste de l’hiver tout en tenant sa demeure proprette et hygiénique. Honneur à de telles femmes!

Au cours du mois de février, des chutes de neige abondantes ont ralenti le travail à la mine. Cette situation a obligé les propriétaires à diminuer la production de la mine, et forcé les travailleurs à chômer occasionnant effectivement une baisse sur leur paie.

Au début de mars, M. Jos. Bernier de Wotton, s’est fait l’acquéreur de l’hôtel appartenant à monsieur Philibert Lussier. On nous dit que la famille de M. Bernier sera des nôtres dans quelques jours. Nous lui souhaitons la plus cordiale bienvenue.

En mars 1918, M. Ernest Leblanc de Ham Nord était récemment à Weedon. Il a fait l’acquisition de la ferme de M. R. Surprenant.

M. Georges Ouellette a vendu sa ferme à M. Ferdinand Fontaine et s’en va s’établir sur une autre ferme à Nashua, N.H.  Il a fait encan de son mobilier lundi.

M. Onésime Fontaine qui vient d’obtenir le contrat de malle pour Ham Sud a commencé lundi ses nouvelles fonctions, en remplacement de M. Léger Giguère.

La production du sucre d’érable que nos cultivateurs avaient espéré meilleure que les années dernières semble vouloir être nulle ou presque nulle. Bien rares et bien privilégiés sont ceux qui se sont délectés de la délicieuse tire canadienne. Plus nombreux sont ceux qui se demandent avec angoisse si la disette de sucre ne nous arrive pas à grands pas. Cependant, espérons toutefois que le ciel se montrera plus clément et que nos érables laisseront bientôt couler la sève vivifiante que nous avons hâte de goûter. C’est si alléchant une visite à la cabane; c’est si bon de lécher la palette et d’être gourmands à qui mieux mieux.

M. Achille Després vient de faire l’acquisition de la propriété qui appartenait à M. Arthur Dansereau.

M. Léger Giguère a aussi acheté la ferme de M. Alfred Desmarais dans le rang de Dudswell, et M. Arthur Patry, celle de M. Euclide Gaudreau.

M. Augustin Bégin conduisait à la gare, jeudi son frère, M. N. Bégin, qui s’en va dans l’Abitibi.

La fenaison s’achève chez presque tous nos cultivateurs; en général le rendement est moindre que l’an dernier et les orages du commencement de la semaine ont endommagé les récoltes qui s’annoncent d’ailleurs assez bonnes.

Une épouvantable tempête de vent et de grêle s’est abattue sur notre district, au cours de la soirée du 5 août, causant partout des dégâts considérables. Elle a commencé vers six heures, pour ne se terminer que deux heures plus tard. Toutes les fenêtres des maisons situées dans le district de St-Gérard, Weedon et Fontainebleau ont été détruites par la grêle qui était énorme. La récolte de grains, de patates, etc., a aussi été presque complètement détruite. Nos cultivateurs sont découragés, ayant perdu pratiquement tout ce qui devait former leurs revenus de l’année.

On constate au mois de septembre que les cultivateurs de Weedon ont répondu avec empressement à la demande de nos gouvernants d’augmenter en autant que possible la production des denrées alimentaires. La superficie de terrain cultivée le printemps dernier était de beaucoup plus considérable que la superficie cultivée les années dernières. Aussi le travail de nos braves fermiers a-t-il été reconnu par le gouvernement de Québec. Les membres du cercle qui s’était formé pour répondre à la nécessité de la surproduction viennent de recevoir le montant de 75 $ du ministre de l’Agriculture, l’honorable J.-E. Caron, montant devant être réparti entre les dix producteurs les plus méritants.

À la mi-avril, on a souhaité la bienvenue à la famille Mercier de Thetford Mines qui a fait l’acquisition, dans le septième rang, de la propriété où demeuraient M. et Mme Jos. Doyer. Ceux-ci nous ont quittés pour Lévis. Nous souhaitons bon succès aux uns et aux autres.

Au cours de l’an 1918, Mme C. Beaulac était modiste dans notre municipalité alors que M. Joseph Bernier était propriétaire de l’hôtel Commercial.

À la fin d’avril, les familles Euclide Gaudreau, Jerry Surprenant, Oliva Biron et Jean-Baptiste Saulnier nous ont quittés pour l’Ouest canadien. Nous leur souhaitons bon voyage et succès.

Depuis quelques trois ou quatre ans, plusieurs étrangers sont venus se fixer sur les terrains, dans les rangs 9 et 10, qui étaient au préalable quasi abandonnés et ne produisaient naturellement rien. Si quelques-uns des anciens occupants y retournaient aujourd’hui, ils auraient peine à reconnaître le même endroit, tant les améliorations sont considérables. En 1916 et 1917, sur ces terres autrefois négligées, on commençait à récolter du blé et d’autres céréales de première nécessité. Aujourd’hui on y voit de beaux troupeaux et l’aisance s’annonce en gros caractères pour les braves gens qui sont là. M. Ferdinand Houle, de St-Fortunat, vient de faire l’acquisition de cent acres de très beau terrain dans cette région et doit y installer sa famille sous peu. D’autres suivront, car il reste encore de ces terres pour nourrir de nombreuses familles, si seulement elles sont cultivées comme elles doivent l’être. L’endroit n’est qu’à trois ou quatre milles du village, du chemin de fer, etc., et, avant longtemps, on verra là tout un noyau de prospères et heureux cultivateurs.

M. Donat Gagnon, qui était agent de nuit pour le Québec Central à St-Gérard, s’est enrôlé dernièrement et est maintenant dans une caserne à St-Jean. Il est remplacé par M. Pelchat de Ste-Marguerite de Dorchester.

Voici une annonce parue dans le journal La Tribune. Lundi, le 11 novembre 1918 a eu lieu une vente par encan pour MM. R.W. et C.M. Weyland à la ferme R.W. Weyland, à 4 milles de Marbleton, sur le chemin de Weedon. Chevaux Clydesdale pur sang, une jument en état de gestation, pesanteur de 1,600 lb, 2 pouliches de 2 ans, 4 bons chevaux de travail. Bêtes à cornes : 7 âgées de trois ans, 4 âgées de 2 ans, 4 âgées de 1 an, 2 vaches, 13 veaux de l’année, 75 tonnes de foin de choix, 550 minots d’avoine, 125 minots de patates. Le tout sera vendu sans réserve. Pour conditions et autres renseignements, voir circulaires. Vente à 10 heures précises. Collation servie le midi.    Newman, Encanteur.

Monsieur Desbaillets, le gérant du département du Gaz et d’Électricité, nous dit ce matin qu’un courant de 50,000 volts a été appliqué dimanche après-midi, vers les quatre heures, à la ligne de transmission Sherbrooke-Weedon, qui est maintenant tout à fait finie.

Cette ligne, tout le monde le sait, a été construite pour transmettre, en notre ville de Sherbrooke, le pouvoir développé aux usines du Two Miles Falls, à Weedon.

Les résultats ont été plus que satisfaisants. Tout a été fait dans l’ordre et le succès de l’inauguration de la ligne a dépassé toutes les attentes. Pour s’en convaincre, ajoute Monsieur Desbaillets, il suffit de savoir que sur le total de 50,000 volts, l’on n’a enregistré que 2,000 volts de perte, tandis que dans une expérience comme celle-ci, l’on peut raisonnablement s’attendre à une perte de deux fois plus.

Dimanche, le département ne s’est servi que d’un seul générateur, le vieux. Son fonctionnement a donné en plus que les citoyens de Sherbrooke ont actuellement de pouvoir, 900 chevaux-vapeur. Dans quelques semaines, l’on commencera le fonctionnement du générateur nouveau qui donnera un surplus considérable de pouvoir à la quantité que nous avons aujourd’hui.

En décembre, M. Euclide Gaudreau, de Gravelbourg, Saskatchewan et M. Bernard Tanguay, de Wainwright, Manitoba, sont depuis quelques jours au milieu des leurs.

La famille Donat Courchesne vient de nous quitter pour East Angus. Aussi les familles Ovila et Johnny Fisette sont parties pour Barford et les États-Unis. Nos souhaits de prospérité.

La vie communautaire

Lors d’une jolie soirée du dimanche tenue à Weedon le 30 janvier 1918, la population de ce petit village a applaudi ses amateurs. Elle a eu le plaisir de reconnaître chaleureusement quelques jeunes filles et jeunes gens dans un concert organisé par Mme Philibert Lussier au profit de l’église.

Une tragédie en quatre actes, « Une fille des croisés », a été très goûtée. La mise en scène était très belle, des costumes riches, des rôles tenus par Mlles Cécile Després, Germaine Beaudry, Alexina Richard, Antoinette Tanguay, Berthe Bourgault et W. Auger, furent rendus avec toute la perfection possible.

Les rires fusaient spontanément et avec force durant la pièce comique, « Les deux extrêmes ». Mlle Bernadette Bourget a joué son rôle de maîtresse de la maison à la perfection et les rôles de servantes tenus par Mlle Bertha Proulx, Jeanne Rouleau et Esther Gosselin furent aussi joués avec beaucoup de naturel.

Mlle Simonne Lemieux a été très appréciée dans sa donnée de l’épilogue de la pièce tragique. En somme, toutes les actrices furent très applaudies et méritaient grandement de l’être. Durant les entractes, nous eûmes le plaisir d’entendre Mlle Cécile Després dans une chanson, « Jeanne d’Arc à Rouen par Luigi Bordèse. Mlle Després possède une belle et riche voix et nous la félicitons de savoir mettre dans son chant, comme dans sa manière de dire, beaucoup d’âme et d’expression.

Mlle Berthe Bourgault nous chanta « Trimazo » créé par Théode Dubois. Le talent de Mlle Bourgault, élève du professeur Clark, nous était déjà connu. La petite Rita Lussier, bambine de sept ans, nous égaya pendant quelques instants par sa chansonnette avec parlé, « Boutade contre l’y ». Son naturel charma l’auditoire. MM. René Beaudry et René Tanguay nous jouèrent un joli morceau de cornet et de violon qui fut aussi très goûté.

Un chœur de jeunes filles rendit avec beaucoup d’entrain une belle cantate intitulée « Un concert sous le ciel », avec motet approprié à la circonstance. Les solistes furent Mlles Rose-Délima Proulx, Cécile Després et Berthe Bourgault.

Mlles Antoinette Tanguay, Marie-Jeanne St-Denis, Bernadette Bourget et Esther Gosselin ont tour à tour tenu le piano et se sont distinguées soit comme accompagnatrices ou dans de jolis duos. Souhaitons d’entendre souvent de ces jolis concerts et félicitons-nous d’avoir à Weedon un aussi grand nombre de jeunes talents qui ne demandent qu’à se développer; fournissons-leur-en l’occasion et encourageons-les de nos applaudissements.

La vérité du vieil adage : « L’union fait la force », a été démontrée une fois de plus la semaine dernière. En effet, au mois de juillet, grâce à la coopération de chacun des nôtres malgré les temps difficiles que nous traversons à Weedon, notre bazar a réalisé les beaux rêves de succès que nous avions formés. Organisatrices et paroissiens s’applaudissent du résultat inespéré de leurs efforts réunis, car le montant des recettes se chiffre à plus de 1 400.00 $.

À la fin du mois de mars 1918, on annonce le retour au pays d’une vingtaine de mille soldats canadiens, dont la plupart, nous pourrions dire la totalité, ne se sont jamais rendus dans les tranchées, pour l’excellente raison qu’ils n’étaient pas faits pour le rude métier des armes.

Ces soldats auront donc passé près de trois ans dans les camps militaires anglais, sans « frapper coup », selon l’énergique expression populaire, alors que leur présence ici eut pu atténuer considérablement la situation difficile créée par le manque de main-d’œuvre agricole et manufacturière; le gouvernement aurait dépensé des milliers et des milliers de piastres pour leur entretien, sans pouvoir n’obtenir aucune compensation en retour… Si ce n’est pas là du pur sabotage et de l’incurie complète, nous avouons ne plus savoir distinguer entre le bien et le mal.

Quelle sorte d’examen médical ont donc subi les troupiers en question et comment ont-ils pu se faufiler ainsi dans l’armée, voilà qui ne manquerait pas d’intéresser grandement le public?

Quoi qu’il en soit, un fait reste certain : ces militaires n’étaient pas à leur place, et le gouvernement aurait dû ordonner leur rapatriement dès qu’on lui eut fait savoir cela. Il y a trois ans, la campagne sous-marine allemande n’était pas encore commencée, et leur transport aurait pu s’effectuer dans des conditions beaucoup plus avantageuses et plus sûres qu’aujourd’hui. A-t-il fallu que l’Angleterre, qui a peine à nourrir sa population civile et ses propres soldats, intervienne pour ramener nos gouvernants au sentiment de leurs responsabilités? La chose est du domaine du possible.

À tout événement, c’est une leçon dont nos participants à outrance devraient faire leur profit. Il ne suffit pas, en effet, d’envoyer outre-mer un nombre plus ou moins considérable de soldats, il faut encore que ces soldats soient en mesure de combattre, une fois rendus à destination.

Le 20 mars passé, La Tribune rapporte qu’on a établi, à la lumière des statistiques du recensement de Washington, qu’il se trouvait aux États-Unis en 1910, 1 600 000 personnes d’origine française, dont 1 200 000 nées au Canada ou descendants de parents Canadiens français.

On ajoute de plus, à l’aide des mêmes statistiques, que le Canada depuis 1910 a perdu très peu par l’émigration vers le sud. Puis, on arrive à cette conclusion, en tenant compte du recensement de 1901 qui donnait aux Canadiens français une population de 4 675 000 personnes qu’il doit se trouver actuellement au Canada, en supposant, ce qui n’est pas exagéré, que notre augmentation ait été de 25 pour cent, 2 200 000 descendants français, ce qui avec les 1 600 000 vivant aux États-Unis fait un total de 3 800 000, chiffres en tout conformes avec la marche ascendante de notre race.

Plusieurs propriétaires de sucreries ont profité de la belle température du dernier dimanche du mois d’avril pour aller faire les honneurs de leurs cabanes à leurs voisins et amis.

Très nombreux furent les groupes qui se donnèrent rendez-vous chez M. Anthime Fontaine, où l’on s’amuse à qui mieux mieux. Il en fut de même chez M. William Galipeau, où un grand nombre d’invités passèrent l’après-midi, et chez M. Alphée Fontaine chez qui nous avons remarqué plusieurs étrangers : M. et Mme Hormidas Lussier, M. L. Gagné, Mlle M. A Gagné, de St-Gérard, MM. Edmond et Joseph Gagné, de Garthby, et autres. La cabane à sucre attire chaque année les amants du sucre.

Dimanche dernier avait lieu, chez Mme Gédéon Bourque, une amusante réunion à l’occasion de la visite de Mlle Yvonne Gaudreau, de Berlin. Les heures s’envolèrent très rapidement au milieu du chant, de la musique et de joyeux divertissements.

Prenaient part à cette soirée : M. et Mme Louis Roy, M. et Mme Michel Bouchard, MM. Philippe et René Beaudry, J.G. Gosselin, Arthur Bélanger, Denis Côté, Eugène et Roméo Bouchard, Mlles Alexina Bouchard, Marie-Anne Courchesne, Éva Provencher, Antoinette Bouchard.

Les amateurs du jeu de cartes pourront, jeudi 25 avril, se livrer pleinement à leur amusement favori, car la salle Péloquin réunira nombre de partenaires pleins d’émulation et de gaieté. De magnifiques prix doivent stimuler l’ambition des joueurs. Sont à l’affiche : chants, déclamations, vente à l’enchère de jolies cravates, dues aux doigts de fée de nos jeunes demoiselles, suivie d’un succulent réveillon. Qu’on se le dise et qu’on encourage l’œuvre paroissiale en même temps que le talent d’organisation de notre dévouée présidente, Mme Philibert Lussier. Une cordiale bienvenue est offerte à tous, coparoissiens et amis étrangers.

Un groupe d’amis, M. et Mme Euclide Morin, M. et Mme Jos. Fontaine, M. et Mme Euclide Fontaine se sont rendus mardi passé à la cabane à sucre de M. Pierre Faucher où l’on s’amusa à cœur joie. En attendant la « trempette » les cartes nous dit-on, fut un joyeux passe-temps.

Un parfait succès théâtral à Weedon. Acta est fabula! Oui, c’en est fait; les heures délicieuses que l’on avait annoncées et qui nous ont grisés de leur enchantement par trop éphémère sont du passé. Et c’est dans le domaine du passé que nous irons maintenant cueillir tous ces souvenirs remplis de bravos et de hourras.

Pour l’intérêt de nos amis lecteurs, nous donnerons l’intéressant programme dont l’interprétation nous a fait trouver le temps si court, les soirs de jeudi et de vendredi.

Mlle Rita Lussier, Mlle Cécile Després, Ernest Gagnon, Mlle Antoinette Tanguay, Mlle Rose-Berthe Bourgault, Mlle Bernadette Bourget, Mlle Alma Desmarais, Mlle Cécile Després, Mlle Laurette Beaudry, Mlle Cordélia Foisy, Mlle Éva Galipeau, Mlle Alexina Bouchard, Mlle Germaine Beaudry, Mlle Éva Provencher, Mlles Marie-Anne Courchesne et Paula Bourque, Mlles Adrienne Bourget et M-Jeanne Lemay et au piano, Mlle Simonne Lemieux ont été les participants et participantes.

Mlle Germaine Beaudry; Mlle Jeanne Rouleau, Mlle Adrienne Bourget, Mlle Luciana Bernier, Mlle Rachelle L’Heureux, Mlles Antoinette Tanguay, Alma Desmarais, Mlle Florida Lavergne ont été les principaux personnages des pièces jouées.

Notre vaillante organisatrice, Mme Philibert Lussier, dont le dévouement n’est plus à louer, a lieu d’être fière du succès obtenu. La population de Weedon est unanime à lui offrir de sincères félicitations et de chaleureux remerciements.

Mme Bernard Tanguay, organiste, qui a bien voulu se charger de la direction des entractes, peut largement prendre sa part de ce concert d’éloges. Musique, chant, déclamations et monologues ont été applaudis à maintes reprises.

Nous nous en voudrions de ne pas accorder un remerciement particulier aux nombreux visiteurs de Sherbrooke, de Danville, de St-Camille, de Dudswell, de Disraeli, de Garthby, de St-Gérard, de Ham Sud qui ont si bien répondu à l’invitation qu’on leur avait envoyée.

Décès, accidents et maladie

Dans le journal La Tribune du 12 février 1918, on note qu’un citoyen de Weedon a péri sur le « Tuscania ». Sur la liste des soldats américains manquants du vapeur « Tuscania » qui fut coulé l’autre jour, on remarque le nom du sergent Olivier Côté de Weedon, Québec.

Il semblerait que la diphtérie fait ravage dans la localité de Weedon. Il y a eu deux décès la semaine dernière, et cette semaine, un troisième. Bien que le bureau de santé fasse tout ce qui est en son pouvoir pour enrayer les progrès de cette terrible maladie, il semble que les cas ne font qu’augmenter. On a été obligé de fermer les portes de toutes les écoles.

Mauvaise farce! – Nos lecteurs ont dû être surpris d’apprendre par la voix de l’un de nos prétendus correspondants que la diphtérie faisait des ravages dans Weedon. Nous croyons que c’est le mauvais tour d’un farceur ou une erreur quelconque. Dans tous les cas, il n’y a eu aucun décès d’enfant que l’on puisse attribuer à la diphtérie pas plus que d’écoles qui auraient été obligées de fermer leurs portes.

Omer Gauthier et sa famille ont quitté Weedon, mardi dernier au début de mars, pour l’Ouest canadien. Nos vœux de succès les accompagnent.

Deux accidents dans les mines ont occasionné le décès des personnes impliquées à quelques jours d’intervalle. Ce sont deux anciens résidents de notre localité. Monsieur Napoléon Gagnon était à son travail journalier de mineur lorsque soudainement un amas de terre et de pierres descendit d’une hauteur considérable et vint l’écraser. Sa mort qui a eu lieu le 7 mars fut instantanée. Ce dernier vivait sur une ferme de notre paroisse il y a près de deux années avant de la quitter.

L’autre cas s’appelle Joseph-Achille Biron, fils d’un cultivateur du 10e rang de St-Gérard J.L. Biron. Âgé d’une vingtaine d’années, il travaillait dans une usine à Fiskdale, Massachusetts. Lors de l’accident, il se tenait au pied d’un ascenseur qui partit du haut de l’édifice. On ne sait trop par quelle mauvaise manœuvre, cet appareil descendit d’une vitesse folle jusqu’au plancher de l’usine où se trouvait le jeune homme. Le malheureux Biron, assommé et meurtri lamentablement, expira quelques minutes après.

Monsieur Edmond Morin de St-Gérard est décédé d’une courte maladie en avril 1918. Lorsqu’il travaillait dans la cour à bois de la Compagnie Brompton, il fut saisi d’un malaise subit et s’affaissa tout à coup. N’ayant plus sa connaissance, il fut transporté chez lui sous les soins des médecins. Après qu’il ait pris un peu de mieux, une dernière attaque ne lui permit pas de survivre. La majorité des nombreux membres de sa famille ont pu être présents lorsqu’il est trépassé.

Monsieur Charles Ruel de Weedon est décédé à la fin d’avril. Il était âgé de 75 ans. Il laisse dans le deuil dame Aurélie Plante et plusieurs enfants.

Nos sympathies à M. et Mme Albert Bernier, qui viennent de perdre leur bébé âgé de quelques semaines. L’enfant a été inhumé jeudi matin.

Mme Armand Marchand née Alice Dodier est décédée à Sherbrooke lundi 25 mars.

Mme Achile Proteau de Stratford est gravement malade, souffrant d’une inflammation de poumons et Mme Marcel Boisvert est aussi très souffrante. Toutes les deux sont sous les soins du Dr J.-P.-C. Lemieux, de Weedon.

Un petit garçon de sept ans, fils de M. Joseph Lussier de St-Gérard, gît actuellement à l’hôpital St-Vincent de Paul, à Sherbrooke, dans un état qui ne laisse entretenir que peu d’espoir sur son sort, à la suite d’un accident des plus étranges. Le petit bonhomme était à l’intérieur de l’étable, non loin de la demeure de ses parents, en compagnie de plusieurs gosses de son âge, quand ceux-ci, voulant faire une farce d’enfant, attachèrent la jambe du jeune Lussier à la queue d’une vache que l’on achevait de traire.

Quand la lactation fut terminée, on fit sortir la vache. La bête, excitée par ce poids qu’elle avait à la queue, sortit en coup de vent de la bâtisse, prit le chemin du roi, et fit une course folle de plus d’un demi-mille, toujours en traînant le petit malheureux. On parvint finalement à arrêter l’animal et à délivrer l’enfant inanimé et tout couvert de sang. Le Dr Lemieux de Weedon fut appelé d’urgence et constata que la petite victime, en plus des nombreuses écorchures par tout le corps, souffrait d’une fracture du crâne. On décida donc de le diriger vers un hôpital, et le médecin monta avec son patient sur le premier train à destination de Sherbrooke. L’enfant a repris connaissance, mais il est cependant fort probable qu’il ne pourra pas en réchapper.

M. J. Benoît est décédé dimanche à l’âge de 85 ans. Monsieur Benoît était un des plus anciens citoyens de Weedon, un des premiers colons de la partie desservie par le Québec Central. Il demeurait à Weedon depuis soixante ans, et était parfaitement connu dans tout le district.

Il est décédé dimanche matin à sept heures et ses funérailles auront lieu mercredi matin, à dix heures, après l’arrivée du convoi du Québec Central quittant Sherbrooke à huit heures.

Le défunt laisse pour pleurer sa perte un frère, M. Joseph Benoît, de St-Hyacinthe; une sœur, Mme Samuel Bourgeois, de Sherbrooke à qui La Tribune offre ses plus sincères sympathies.

On annonce la mort de M. Jean-Baptiste Saulnier survenue le 6 mai 1918 à Gravelbourg, Saskatchewan. Le défunt a vécu pendant de nombreuses années dans la municipalité de St-Gérard et n’est allé dans l’ouest que tout dernièrement pour visiter ses enfants qui y demeurent.

 L’église paroissiale St-Janvier de Weedon avait revêtu, ce jeudi de la fin de juin, sa plus sombre livrée de deuil à l’occasion des imposantes funérailles de M. Edmond Beaudry, un des plus vieux citoyens, avantageusement connus dans les Cantons de l’Est. Le service fut chanté par Mgr E. Charles Tanguay, procureur du séminaire de Sherbrooke, neveu du défunt, assisté de diacre et de sous-diacre. Le choeur de chant rendit la messe de Requiem harmonisée. Un grand nombre de parents et d’amis rendaient un dernier hommage à la mémoire du défunt en suivant le cortège funèbre. M. Beaudry laisse pour déplorer sa perte quatre fils, Albert et Nazaire, de l’Ouest Canadien, Alfred et Joseph de Weedon, une fille, Amanda, Mme Paul Péloquin. Plusieurs bouquets spirituels ont été offerts pour le repos de l’âme du regretté défunt. Une magnifique croix de fleurs naturelles a été présentée par M. et Mme Napoléon Tanguay.

Une autre brave famille était plongée dans le deuil, mercredi dernier par la mort de M. Édouard Gagné, âgé de 84 ans. Trois fils lui survivent, Norman et Eddie de Weedon, et Johnny des États-Unis. Le service et la sépulture ont eu lieu le dernier vendredi matin de juin.

Au début du mois d’août 1918, avait lieu à Weedon, les funérailles de M. Antoine Saulnier, vénérable nonagénaire, décédé mercredi, chez son fils, M. Antoine Saulnier. Né à Contrecoeur, il habitait notre paroisse depuis plus de quarante ans. Sa mort laisse dans le deuil trois fils et cinq filles.

La nouvelle de la mort de M. Joseph Arpin, de Disraeli, un ancien citoyen de notre paroisse, a causé une douloureuse surprise à tous ceux qui ont pu l’apprécier durant les nombreuses années qu’il a vécues parmi nous. Le regretté défunt a été inhumé dans notre cimetière St-Janvier de Weedon après un libéra chanté ce deuxième jeudi de septembre.

Un meurtre a été rapporté par Le Progrès le 8 novembre 1918 à Weedon dans les Cantons de l’Est. Un horrible drame de la boisson s’est déroulé, dimanche, à Weedon. Paul Morin, pensionnaire chez Francis Macé, a été assassiné par ce dernier, d’un coup de hache à la tempe gauche, au cours d’une orgie. Dans le grenier de Macé, on fêtait. Dans son ébriété, Macé se mit à faire boire un de ses garçonnets. Celui-ci perdit connaissance et quand il revint à lui, il refusa de prendre encore de la boisson. Le père le menaça, la mère s’opposa et Morin prit parti contre le père. Des injures, on en vint aux coups et les deux hommes se roulèrent sur le plancher, s’infligeant des meurtrissures réciproques.

Macé réussit à contrôler son adversaire et il descendit chercher une hache, puis remonta dans le grenier. Il s’élança sur Morin. Sa jeune fille voulut l’arrêter, mais il la repoussa et ouvrit la tempe gauche de Morin d’un violent coup de hache. Celui-ci s’affaissa aussitôt, une blessure béante à la tempe par où il perdait tout son sang. Il mourut quelques minutes plus tard. À l’enquête instituée par le coroner Lemieux, Macé a été tenu criminellement responsable de la mort de Morin, tous les témoignages, même ceux de sa femme et de ses enfants, lui étaient défavorables. Il a été incarcéré dans la prison de Sherbrooke. L’enquête préliminaire dans la cause a été commencée jeudi après-midi, en cour du magistrat et ajournée au mardi suivant.

L’enquête préliminaire dans la cause de Francis Masse (nouvelle orthographe) a été commencée hier. Les témoignages établissent que le meurtre a été commis au cours d’une orgie. L’enquête est ajournée à mardi prochain. Plusieurs témoins ont été entendus.

L’enquête préliminaire dans la cause de François Masse, de Weedon, accusé du meurtre de Paul Morin, un de ses pensionnaires, a été commencée hier après-midi en Cour du Magistrat, présidée par le juge Mulvena.

Les témoignages ont corroboré les détails de l’affaire que nous avons publiés lundi dernier, en y ajoutant certaines choses qui étaient encore inconnues.

Selon Alfred Masse, le fils de l’accusé, Morin et Masse se détestaient souverainement depuis longtemps; le témoin ne sait pas trop pourquoi, mais d’autres ont déclaré, au cours de l’enquête, que Masse était jaloux de sa femme et qu’il avait appris à son sujet des choses plus ou moins favorables.

Dimanche après-midi, toujours d’après Alfred Masse, les deux hommes absorbèrent plusieurs verres de liqueurs enivrantes et le forcèrent même d’en prendre. C’est Morin, paraît-il, qui aurait acheté les boissons, lui aussi qui aurait forcé le témoin d’en prendre malgré les protestations de son père. Rendu malade par l’alcool, le garçonnet ne se souvient pas très bien de ce qui est arrivé ensuite.

Le docteur Lemieux, coroner du district, déclara ensuite au tribunal qu’il avait selon la loi tenu une enquête et pratiqué l’autopsie. La mort a été causée par un instrument tranchant qui a traversé l’os temporal de la victime. Elle était décédée depuis environ trois ou quatre heures quand il s’est rendu sur la scène pour constater les faits et causes du drame.

Alberta Masse, 13 ans et fillette du prévenu, jure solennellement que c’est Morin qui a provoqué son père, quand celui-ci voulut l’empêcher de forcer son fils à boire. Morin lui administra plusieurs violents coups de poing et c’est après avoir été frappé à maintes reprises que ce dernier se rendit en bas et revint avec une hache. Adolphe Fortier, cultivateur, et Achille Péloquin, entrepreneur en pompes funèbres, ont dit, entre autres choses, que Masse leur avait déclaré, quelques heures après le drame, que c’était bien lui qui avait tué Morin.

Madame Masse fut ensuite placée dans la boîte, mais Me C. C. Cabana, procureur de l’accusé, s’objecta à ce qu’elle fut entendue comme témoin. Une assez longue discussion s’éleva à ce sujet et l’enquête fut finalement ajournée, à mardi prochain.

Me Lazure, représentait Me J. Nicol, C.R., Procureur de la Couronne.

Francis Masse a été condamné à subir son procès.

Francis Masse de Weedon accusé par Napoléon Mercier, constable de l’endroit, de meurtre sur la personne de son pensionnaire, a comparu devant le Magistrat Mulvena, hier, pour permettre la continuation de l’enquête préliminaire.

L’accusé a déclaré qu’il n’avait aucune déclaration à faire et qu’il n’avait pas de témoins à faire entendre. Le Magistrat l’a condamné à subir son procès lors du prochain terme des Assises criminelles, au mois d’octobre 1919. Masse devra rester en prison jusqu’à l’audition de son procès.

L’honorable juge Hutchinson, siégeant en Cour Supérieure, en début de décembre, a condamné la Weedon Mining Company  à payer la somme de 1 300 $. à M. Henry Landry, journalier, alors qu’il travaillait pour le compte de cette compagnie. Au moment de l’accident, M. Landry était debout sur un rail en acier au fond du puits de la mine en question, lorsqu’un morceau de roc pesant au-delà de 1 500 livres se détacha et lui tomba sur la jambe, après avoir fait une chute de 60 pieds.

La malheureuse victime fut transportée à l’hôpital St-Vincent de Paul à Sherbrooke et on dût lui amputer le pied droit à la cheville. En plus de la somme de 1 300 $, la compagnie doit payer au demandeur tous les frais des médecins, de l’hôpital, etc.  MM. O’Bready et Panneton étaient les avocats du demandeur.

Lors de la 3e semaine de septembre à Weedon, madame Anselme Lapointe, née Virginie Benoit, est décédée subitement. Elle revenait de visiter la maison dans laquelle elle avait l’intention de déménager pour passer l’hiver, lorsqu’elle s’affaissa dans un fauteuil.

Mercredi 25 septembre 1918, La Tribune faisait paraître les lignes suivantes, déclarant ainsi une maladie qui s’est avérée un des plus importants fléaux mondiaux, l’influenza.

Au mois de mai dernier, des dépêches de Madrid annonçaient qu’une mystérieuse maladie, semblable à la grippe, faisait rage en Espagne. Un peu plus tard, une épidémie analogue se déclarait en Suisse et pénétrait ensuite en Angleterre et en Norvège. Au mois d’août, transportée par des voyageurs sur les paquebots, la maladie faisait son apparition dans notre pays et se répandait avec une telle rapidité que les autorités fédérales, provinciales et municipales mobilisèrent toutes forces pour combattre une épidémie de ce que l’on était convenu d’appeler « l’influenza espagnole ».

Qu’est-ce que l’influenza espagnole et quels sont ses symptômes? Bien que les expériences soient encore à leur premier stage, la profession médicale croit avoir jeté toute la lumière voulue sur le mystère. En premier lieu, l’influenza espagnole se remarque par tous les symptômes de la grippe et s’en distingue seulement par leur violence. Négligés, les symptômes de l’influenza espagnole sont plus de nature à conduire à la pneumonie que la maladie moins virulente que l’on connaît sous le nom de grippe, cependant, le mal se caractérise par des éternuements continuels, la rougeur et l’écoulement des yeux, l’écoulement du nez, des frissons suivis par une fièvre de 101 à 103 degrés, la perte de l’appétit et par des sentiments de débilité générale.

Arrêté à temps, le mal peut-être chassé sans difficulté. Le chirurgien général Blue, du service d’hygiène public, dans un récent rapport, conseille aux malades de se rendre immédiatement à leurs domiciles, aux premiers symptômes, de se mettre au lit sans tarder et se placer sous les soins d’un médecin. Les traitements, sous la direction du médecin, sont fort simples, mais très importants. Ils consistent en un repos complet au lit, beaucoup d’air et de nourriture, et des poudres Dovers pour chasser les douleurs. Tous les cas accompagnés de fièvre doivent être considérés comme sérieux et les patients ne devront pas quitter le lit avant le retour d’une température normale. La convalescence demande un traitement soigneux afin d’éviter des complications, comme, par exemple, la pneumonie. Dans toutes les épidémies actuelles, on fait un usage considérable de quinine et d’aspirine.

L’histoire de l’influenza espagnole est encore incertaine. Peu de cas ont encore révélé la présence du bacille d’influenza nécessaire pour prouver que l’influenza espagnole n’est rien autre que la grippe classifiée qui eut son origine en Russie, en 1889. Le nom « d’influenza espagnole » est purement fantaisiste, car l’on n’a pu retracer la maladie jusqu’en Espagne.

Les rapports reçus jusqu’à présent d’Europe indiquent que vingt pour cent de la population ont été affectés cet été par la maladie; ce sont ces rapports qui ont nécessité celui du chirurgien Blue. Bien que l’épidémie n’ait pas causé beaucoup de décès, en certains endroits, dit-il, la mortalité est chose commune lorsqu’on néglige les symptômes et qu’on leur permet de conduire à la pneumonie.

L’influenza est contagieuse et peut facilement se transmettre au contact des personnes contaminées. Il ne faut pas éternuer, cracher ou tousser sans se servir de son mouchoir. Le département d’hygiène conseille à toutes les personnes qui viennent en contact avec d’autres qui toussent ou éternuent, dans des endroits publics, de se laver la figure et les mains à la première occasion. Les fumeurs qui signalent l’apparition des premiers symptômes devraient abandonner l’usage du tabac, pendant quelques jours, car le tabac et la fumée irritent la membrane muqueuse.

Le 25 septembre ont eu lieu les imposantes obsèques de cette femme de bien en présence d’une grande foule de parents et d’amis. Les funérailles de Mme A. Lapointe, décédée subitement lundi, à l’âge de 58 ans, ont eu lieu ce matin, en notre église paroissiale. Les amis se sont rendus nombreux pour rendre un dernier témoignage de sympathie à celle qui avait su s’attirer une pleine estime de tous ceux qui ont eu avec elle quelques rapports.

La mort de Mme Lapointe laisse de nombreux parents dans le deuil. Son mari, quatre garçons : Willie, de St-Gérard, Hector et Achille, de Worcester, Laurent, de Windsor, Ont.; deux filles : Mmes Joseph Allard et Azarie Champagne, de Weedon, et nombre de petits enfants, entre autres Jeannette Lapointe qui avait joui de sa protection et de ses soins depuis son enfance.

En outre, quatre frères et deux sœurs : MM. David Benoît, Edmond, de Willimantic, É.U., Pétrus et Samuel, de Worcester, et Mme Arthur Trahan, aussi des États-Unis.

Notre profonde sympathie est acquise à cette famille si soudainement plongée dans le deuil.

À St-Gérard, la grippe espagnole dont nous avions été protégés jusqu’à ces derniers temps vient d’apparaître à la fin de septembre. Les cas sont maintenant très nombreux et 3 ou 4 cas sont même fort graves. Nos hommes de chantier nous arrivent atteints de ce mal funeste. Les esprits croient dans leur crainte qu’il faudra que tout le monde y passe. L’heure est grave et l’avenir se montre bien sombre.

La grippe vient de faire une 4e victime ici dans la personne de M.-Louise Bazinet, épouse de M. Frank Boucher et sœur de M. Alfred Bazinet, décédée le 11 courant.

Hier matin, jeudi en ce début d’octobre, quatre de nos concitoyens de St-Gérard portaient en terre la première victime du fléau qui a semé la terreur et fait de nombreuses victimes un peu partout. Arthur Lussier, fils de M. Jos. Lussier a succombé, mardi soir, après quatre jours de souffrances. Un libera fut chanté sur le corps à sept heures et demie. Le père du défunt, malade, lui aussi, accompagnait les quatre hommes plus haut cités, et c’était là tout ce qui formait le cortège funèbre. C’est dire que tous sont atteints de la terrible maladie dans notre petit village. Plusieurs sont décomptés, et, pour comble de malheur, les soins médicaux manquent. Pendant ce temps, le mal fait son œuvre néfaste. Sur cinquante familles qui composent le village, deux ou trois seulement ont été épargnées. Aussi la tristesse est-elle peinte sur les figures des rares passants qui sont forcés de sortir.

En ce 22 octobre, La tribune confirme que la liste des décès causés par la grippe espagnole continue de s’allonger dans nos cantons. Plusieurs disparitions à Weedon, St-Élie d’Orford, St-Rémi de Tingwick, Scotstown, Princeville et Plessisville.

L’épidémie d’influenza espagnole sévit dans la paroisse de Weedon chaque jour plus rigoureusement, semble-t-il. Bien rares et bien fortunées sont les familles qui ne comptent pas de membres atteints. Pour avoir été visités plus tard que Sherbrooke et les paroisses voisines, par le terrible fléau, nous n’en subissons pas moins de lourdes pertes. Ainsi, on enregistre déjà parmi les morts : Mlle Jeannette Bernier, M. Omer Gaudreau, Mme Thomas Grégoire, M. Émile Caron décédé à Coleraine, M. Renaud Phaneuf décédé à East Angus, M. J. Daniel.

On nous dit que plusieurs cas sont aussi très sérieux. Espérons qu’ils se rétabliront promptement. Aux familles éprouvées, nos sincères sympathies.

En ce 25 octobre, la grippe espagnole continue de faire de tristes ravages dans notre localité. On prétend que l’épidémie est sous contrôle. Cependant, les nouveaux cas sont en effet plus rares. Mais le glaive de la mort continue néanmoins de frapper encore et souvent. Parmi les dernières victimes, nous remarquons : M. Wilfrid Girard, fils de Alfred Girard; M. Alfred Gagné, fils de M. Jos. Gagné; Mme Boisvert et son bébé; M. Albert Bernier, de l’Hôtel Commercial; M. J.-B. Fontaine, fils de Stanislas Fontaine; Mlle Fabiana Fontaine, fille de M. Raymond Fontaine.

Toutes ces familles si cruellement éprouvées peuvent être assurées de notre sympathie la plus sincère.

Nous regrettons, en outre, d’apprendre la mort de Dame Élise Garnier, épouse de M. Thomas Grégoire, fromager et marchand. Cette jeune femme bien connue dans notre localité est décédée le 18 octobre, à l’âge de 28 ans des suites de l’influenza. Le service et la sépulture ont eu lieu le 19 octobre.

Nos meilleures sympathies à la famille en deuil.

M. Frank Boucher apprenait, lundi soir, que sa sœur, Mme Ludger Daigle de Black Lake, était décédée. Notre concitoyen est certainement des plus affligés par le temps qui court. Il y a quelque deux semaines, il perdait sa jeune épouse née Marie-Louise Bazinet; le même jour, son père, M. Lucien Boucher, décédait à St-Ferdinand d’Halifax; lundi il perdait l’une de ses deux sœurs.

M. Boucher peut être assuré que nous nous associons de tout cœur à la peine qui lui est causée par ces trois deuils cruels.

La grippe continue ses ravages dans les alentours. Il y eut quatre décès à Stratford, lundi, et un à Garthby, pendant qu’une autre victime était inhumée à Weedon, le jeune fils de Georges Lemay, marchand de l’endroit.

Ici, à St-Gérard, tout va pour le mieux vu les circonstances; tous nos malades à moins que des complications ne surviennent sont réchappés.

En un vendredi de la fin de juin, M. Maxime Montminy décédait à l’âge de 65 ans. Notre vieil ami souffrait d’une maladie, qui ne pardonne jamais, le diabète.

M. Montminy vit le jour à St-Gilles de Lotbinière. Mais il résidait ici depuis une trentaine d’années. Il fut durant de longues années à l’emploi du Québec Central, comme chef cantonnier. Son épouse, née Rose de Lima Bergeron, le précéda dans la tombe il y a dix ans.

Feu M. Maxime Montminy laisse pour le pleurer toujours deux fils; Georges, de St-Gérard, et Léonidas, de Bromptonville; deux filles, Mmes Napoléon et Eugène Côté, de St-Gérard; six frères : MM. Julien et Théophile, de St-Gilles, Ferdinand, de St-Narcisse de Beaurivage, Elzéar, Honoré et Prudent, de Berlin, N.H.

Nous offrons à la famille en deuil l’expression de nos plus vives condoléances.

Divers

Samuel Guillemette, de St-Gérard, a été arrêté ce vendredi du début de juillet, à ce dernier endroit sur l’inculpation d’incendiât. L’individu, dont les facultés mentales sont plus ou moins bonnes, a, dans la nuit de jeudi, mis le feu à la maison qu’occupe sa famille. Armé d’un fusil, il aurait chassé tous les voisins qui venaient lui prêter main-forte pour éteindre les flammes. La maison a été complètement détruite avec tout son contenu, et la famille du malheureux est aujourd’hui sur le pavé. L’individu a été amené à Sherbrooke par un policier qui s’était rendu à St-Gérard et il fut mis en prison. Il y a quelques années, le magistrat Mulvena condamnait Guillemette à 5 ans de prison pour avoir braqué un revolver à la figure d’un marchand de St-Gérard et d’avoir fait feu, au moment où il était à piller son magasin. On a dû le remettre en liberté avant terme; malheureusement, il eut tôt fait de retomber dans ses mauvaises habitudes. Il a comparu devant le magistrat Mulvena, samedi, mais sa cause a été retournée au vendredi suivant afin de permettre aux médecins de l’examiner.

Le procès de Samuel Guillemette, des environs de Stratford, accusé d’avoir mis le feu à sa maison et d’avoir de plus empêché, sous menace de les tuer les personnes qui vinrent pour l’éteindre, a eu lieu deux semaines plus tard. Monsieur le juge Mulvena a condamné pour une autre fois le prévenu à cinq ans de pénitencier à St-Vincent de Paul, d’où il est sorti il n’y a pas trois ans, après y avoir purgé une partie de la sentence qui avait été prononcée contre lui pour tentative de vol et de meurtre.

Le malheureux Samuel Guillemette, qui aura bientôt à répondre à l’accusation d’avoir mis le feu à sa maison, fut toujours le mouton noir de certaines gens.

Nous croyons qu’il est de notre devoir de donner quelques renseignements sur le malheureux Samuel Guillemette qui a mis le feu à sa maison, il y a quelques jours, à St-Gabriel, localité située non loin d’ici, comme le rapportait la Tribune du 29 juin dernier.

Samuel Guillemette perdit ses parents lorsqu’il était encore très jeune. Il fut élevé par des gens de nationalité et de religion différentes des siennes. Il ne fréquenta jamais l’école et fut toujours un ignorant de la plus belle eau. Il n’eut pas, en un mot, le loisir de se développer dans une éducation saine et religieuse.

Nous admettons qu’il puisse être d’un caractère difficile et peut-être même quelque peu violent. Mais il faut dire aussi qu’il fut provoqué souvent, qu’il fut toujours le bouffon de ses semblables, qu’il fut maltraité, qu’à l’instar des détraqués de son espèce il fut toujours mal payé de son travail; que plutôt d’user de charité envers lui on se plaisait à l’abreuver de toutes sortes d’épithètes, toutes plus malveillantes les unes que les autres.

Guillemette est revenu du pénitencier il y a deux ans et depuis ce temps il vivait dans la plus grande pauvreté, la plus noire des misères, ayant une santé chancelante, manquant de nourriture, étant bafoué et rejeté par tout le monde. Il est maintenant devenu ce qu’il devait inévitablement devenir : un véritable aliéné, mûr, archi mûr, pour la maison de santé.

Soyons raisonnables, et ayons pitié d’un être qui fut créé et mis au monde pour être malheureux toute sa vie durant.

Samuel Guillemette est condamné ce matin à cinq ans de bagne pour avoir mis le feu à sa maison et menacé de son fusil ceux qui venaient à la rescousse. Plusieurs accusations et condamnations antérieures.

Le procès de Samuel Guillemette, des environs de St-Gérard et de Stratford, accusé d’avoir mis le feu à sa maison et d’avoir, de plus empêché, sous menace de les tuer, les personnes qui vinrent pour éteindre ce feu de faire quoi que ce fut, a eu lieu cet avant-midi.

M. Le juge Mulvena, après consultation avec Maître J. Nicol, procureur de la Couronne, a condamné le prévenu à cinq ans de pénitencier, à St-Vincent de Paul, d’où il sortit il n’y a pas trois ans, après y avoir purgé, pendant trois ou quatre ans, une partie de la sentence qui avait été prononcée contre lui pour tentative de vol et de meurtre.

L’intimé avait déjà été arrêté plusieurs fois. La première fois, ce fut en 1907. Il était alors accusé d’avoir coupé une estacade, à la décharge du Lac Weedon, appartenant à la Brompton Pulp Company de Bromptonville, et d’avoir ainsi causé des dommages très considérables à cette compagnie. Il fut acquitté par le fait que personne ne put prouver l’avoir vu.

En 1911, il eut à subir un procès en Cour du Banc du Roi pour vol, avec effraction et tentative de meurtre dans le magasin et sur la personne de M. Brière, marchand à St-Gérard de Weedon. Il fut condamné à 5 ans de pénitencier pour tentative de meurtre.

C’est après avoir purgé une partie de cette condamnation qu’on le relâcha en 1915.

En condamnant l’accusé, le savant magistrat a déclaré que des mesures devaient être prises pour étudier l’état mental de l’individu, afin qu’il soit mis dans un asile d’aliénés, s’il y a lieu; mais que, vu que le but principal de la loi était de protéger le public contre de tels maniaques, il ne fallait pas que ledit accusé soit relâché, s’il advenait qu’il ait été en condition, suivant les autorités de l’asile en question, de sortir de la maison de santé, et que la loi, dans ce cas, devait se réserver le droit de le reprendre sous sa tutelle.

Le Dr Noël, de Sherbrooke, qui fut demandé pour examiner Guillemette, a déclaré, dans son rapport, que ce dernier était attaqué d’une manie rotatoire consistant à le pousser de temps à autres à faire des actes tels que ceux dont il a été accusé.

Au début d’août, un jeune garçon de Fontainebleau est envoyé à la réforme. Wilfrid Gauvin, âgé de 13 ans, coupable de vol et de nombreuses offenses, devra passer par une correction de 3 années à l’école de Shawbridge.

M. le magistrat Mulvena a condamné, hier après-midi, le jeune Wilfrid Gauvin, dont les parents demeurent à Fontainebleau, à passer trois années à l’école de réforme, après qu’il fut reconnu coupable de vol à la maison de son père.

C’est ce dernier qui a porté plainte au tribunal contre son fils. Cet enfant de treize ans a déjà, paraît-il, plusieurs mauvais coups à son crédit. M. Gauvin, ne pouvant en venir à bout, a été obligé de se décider à ce triste parti.

Souhaitons que ces trois années de correction soient tout au profit du malheureux enfant.

Un incendie a éclaté dans la demeure de M. Joseph Bazinet à St-Gérard au mois de juin 1918.

Il y a eu ces jours derniers, un commencement d’incendie à la boulangerie Brunelle et chez M. Ulric Brière à St-Gérard. Dans les deux cas, le feu fut découvert à temps et les dommages se chiffrent à très peu de choses.

Température de printemps, pluie d’été, neige d’automne et puis tempête d’hiver : voilà le bilan des opérations du dieu en la mémorable journée du vingt-six février! N’est-ce pas digne de remarque une journée où les quatre saisons nous gratifient successivement de leurs climats respectifs? Vraiment février a joué de son caprice.

Au mois de mai 1918, le Progrès nous informe que, dans la cause d’Isidore Gaudreau, de Weedon, accusé d’assaut sur la personne de Joseph Beaudoin, aussi de Weedon, le défendeur demanda un procès sommaire et plaida non coupable. Un grand nombre de témoins furent entendus. La preuve démontra que Beaudoin était assis sur la galerie d’un hôtel, lorsque le défendeur vint à lui et lui porta plusieurs coups à la tête et au corps. Un médecin témoigna que ces coups étaient plutôt graves et pouvaient empêcher la victime de travailler pendant un certain temps. Considérant la brutalité de l’assaut et ses graves conséquences, la Cour condamna l’accusé à une amende de 20 $ et les frais ou à passer 60 jours en prison.

Une contre accusation fut ensuite portée contre le demandeur Beaudoin par le défendeur Gaudreau pour assaut sur la personne du jeune Gaudreau, âgé de 13 ans. Beaudoin demanda un procès sommaire et plaida non coupable.

Il appert que le défendeur et le jeune Gaudreau travaillaient tous les deux dans la même usine, à Weedon et que le garçon agaçait Beaudoin et l’entravait dans son travail. Beaudoin, alors qu’il passait près du jeune garçon pour aller chercher un wagon, le poussa du bras avec le résultat que le jeune Gaudreau tomba et reçut des blessures légères. Le défendeur fut condamné à une amende de 5 $ et les frais ou à 80 jours à l’ombre. C’est là la raison qui poussa Isidore Gaudreau à assaillir Joseph Beaudoin et le premier prétendit qu’il était justifiable d’en avoir agi ainsi parce que Beaudoin avait assailli son garçon, mais la Cour prétendit que l’assaut avait été fait sans provocation adéquate, deux jours s’étant écoulés entre les deux incidents.

Mme Charles Dumas qui demeurait à Lawrence, Massachusetts était en visite chez son beau-frère M. Jacob Dumas.

Au début du mois de juin 1918 et grâce au travail volontaire de centaines de citoyens, le village de St-Gérard vient d’échapper à une conflagration menaçante. Le feu s’est déclaré, lundi vers onze heures, dans une corde de bois de chauffage qui longeait le mur d’une annexe de la maison de M. Joseph Bazinet. En quelques instants, toute la partie supérieure de la maison était en flammes. Rien ne put être tenté pour vaincre l’élément destructeur et d’autant plus que le vent soufflait avec rage. Tout fut brûlé et on ne put même pas sauver un meuble, ni même un morceau de linge.

L’alarme fut donnée et un grand nombre de citoyens s’offrirent pour combattre les flammes et les empêcher de se propager. Ils durent lutter en désespérés et recommencer à éteindre à plusieurs reprises, des commencements d’incendie. Une somme de 250 $ en billets de banque a subi le même sort que la maison avec son contenu. Les pertes sont très considérables et le dixième seulement est couvert par les assurances. On ne peut expliquer autrement que par une étincelle qui aurait volé de la cheminée dans le bois de chauffage l’origine de cet incendie.

Alfred Jacques, de Weedon avait été victime d’un grave accident en travaillant pour la Brompton Pulp and Paper Company L’honorable Juge Huchinson, de la Cour Supérieure, vient de rendre jugement dans une cause d’Alfred Jacques, de Weedon, contre la Brompton Pulp and Paper Company. En travaillant pour le compte de cette compagnie en juin 1918, M. Jacques avait été la victime d’un sérieux accident et il poursuivait ses patrons en vertu de la loi relative aux accidents du travail.

Le jour en question, il avait été chargé par un contremaître d’aller aiguiser des haches, au village. En travaillant sur la machine à aiguiser, une courroie se brisa et il se fit saisir un bras qui fut horriblement déchiqueté. La malheureuse victime dut passer quatre mois à l’hôpital et subir trois opérations.

Dans son jugement, le savant juge du tribunal accorde au demandeur la somme de 1500 $ et tous les frais de médecins, hôpitaux, etc. MM. O’Bready et Panneton étaient ses avocats.